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Administration de biens, mandat de protection : protéger un parent qui ne sait plus gérer
Payer la maison de repos, vendre une maison, résilier un bail : tous ces actes supposent un consentement valable. Quand la maladie d'Alzheimer ou un AVC privent un parent de cette capacité, la famille ne peut pas « signer à sa place » — il faut un cadre légal. Le droit belge en offre deux, très différents.
L'outil à anticiper : le mandat de protection extrajudiciaire
Tant que votre parent a toute sa tête, il peut désigner lui-même, devant notaire de préférence, la personne qui gérera ses affaires le jour où il ne le pourra plus — et fixer ses instructions : quelle maison de repos privilégier, faut-il vendre la maison, comment gérer l'épargne. Ce mandat s'active sans passer par le tribunal, reste sous le contrôle possible du juge de paix, et évite à la famille des mois de procédure au pire moment. C'est, de très loin, la meilleure option — mais elle se signe avant, pas après. Si vos parents sont encore en forme : c'est le moment d'en parler, avec la même simplicité qu'un testament.
L'outil quand il est trop tard : l'administration judiciaire
Sans mandat, c'est le juge de paix du canton qui, sur requête (famille, CPAS, médecin), désigne un administrateur — un proche le plus souvent, un avocat sinon — après un certificat médical circonstancié et, en principe, l'audition de la personne. L'administrateur gère les biens (et parfois certains aspects de la personne) sous contrôle du juge : rapports périodiques, autorisation préalable pour les actes graves — vendre la maison en fait partie. La procédure est encadrée mais prend du temps : entamez-la dès que le besoin se dessine, pas la semaine où il faut signer la convention d'hébergement.
Trois précisions utiles
La protection est sur mesure : le juge liste ce que la personne ne peut plus faire seule — tout le reste demeure sa liberté. Une simple procuration bancaire suffit pour le quotidien tant que la personne est apte, mais elle devient fragile juridiquement quand l'aptitude vacille. Et pour les familles en désaccord : le juge de paix tranche aussi les conflits entre enfants sur la gestion — mieux vaut toutefois un médiateur avant le tribunal. Pour une situation concrète, une consultation notariale ou une permanence juridique gratuite est le bon premier pas.
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Lecture 2 minLire →Publié le 2026-08-26 par l'équipe SeniorService.Plus. Informations générales, données de bonne foi à la date de publication : pour votre situation précise, les organismes officiels (mutuelle, SFP, AVIQ, Iriscare, CPAS) font foi. Cet article ne constitue ni un avis médical ni un conseil juridique.